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vendredi, décembre 24 2010

revue de presse annuelle

2010: The year open source went invisible, avec de vrais morceaux d'embarqué dedans, mais clairement plus business oriented et mass market ; 2010, c'est clairement l'année Android.

À l'année prochaine !

mardi, septembre 7 2010

M2M, domotique, drogue

Chers lecteurs, je vous ai délaissé. Alors pour me faire pardonner, voici un article, publié en décembre 2009, qui vaut son pesant de noix de coco. Un article qui mêle M2M, domotique, réseaux sociaux. Un article qui prouve qu'il vaut mieux rien dire que de raconter des conneries -- quoique, ça fait bien rire. Du vrai bullshit. Je demande "le rôle des objets et le rôle des hommes". Extraits choisis :

l’une des premières manifestations de l’”internet des objets” est la multiplication de “connecteurs”, qui prennent des signaux venus des capteurs tels qu’ils sont, hétérogènes, et les envoie vers le réseau. Ces connecteurs font le lien entre le monde analogique, ou le monde très spécifique des capteurs industriels, et les protocoles communs des réseaux d’aujourd’hui. Le monde devient du coup plus bavard. C’est ainsi que se construit l’internet des objets.

Des créatures rejoignent l’internet.

Ce que montrent ces projets, c’est qu’ils émergent d’initiatives très décentralisées. Comme l’internet social, l’internet des objets peut déplacer les centres de pouvoir.

Les choses sont nos amies.

Il faut toujours concevoir les choses en regardant leurs conséquences

Autre changement notable à prendre en considération avec l’arrivée de l’internet des objets, c’est que tout objet va devenir adressable, cherchable, “scriptable”, c’est-à-dire capable de supporter des scripts, des instructions et devenir commande. Nos villes vont devenir des réseaux temps réels qui vont nous offrir d’innombrables nouvelles possibilités.

“Le fait de rendre nos activités, nos localisations, nos intentions visibles dans l’espace urbain n’est pas neutre, c’est problématique”

toute extension est aussi une amputation

Oui, ça laisse songeur sur les ravages des champignons.


(merci à l'université Paris 3 pour avoir proposé hier, lors du concours de sélection du master édition, ce collier de perles ; je leur indique par ailleurs que trouver la source originelle et citer le nom de l'auteur quand on recopie l'intégralité d'un article est un minimum : ce n'est pas "LeMonde" -- qui plus est dans sa version web --, mais Internet Actu, et les auteurs de l'article, et donc de certaines de ces citations mémorables, sont Hubert Guillaud et Daniel Kaplan)

mercredi, mars 3 2010

money drain

Très bon article des échos : "Start-up informatiques : razzia sur les pépites". Après le brain drain qui prive le pays de ses brillants cerveaux (sur mon nouveau compte linkedIn, je vois du Citrix à Cambridge, du VMWare à SF, mais je connaissais déjà du Microsoft à Redmond, et j'en passe -- c'est d'ailleurs comme ça, à mon avis, que la promotion de Génie Industriel de l'EPITA a surpassé en terme de salaires les autres filières, il ne faut pas se le cacher : allez simplement voir les salaires de techniques chez ARM outre-manche), tandis que c'est l'État qui paie la formation, l'inquiétude peut légitiment se porter sur les multiples rachats de start-ups françaises, par les américains principalement. C'était le cas d'ailleurs de la société d'un ami, dans la téléphonie mobile, par Microsoft (c'est lui qui bosse à présent à Redmond). Ça été aussi le cas de Trango Virtual Processor, où j'ai travaillé, par VMWare ; et avant ça de Mobivillage, où j'ai été stagiaire, par un groupe géant japonais (en 2004, pourtant, mais la téléphonie mobile, c'est impressionnant là-bas). L'année dernière, on notait sur le salon RTS le rachat de Polyspace par Mathworks (notons qu'avec un nom anglophone, ça facilite d'autant la mondialisation -- et ses effets secondaires de "concentration"). Quant à Business Object... (couic, dans l'oeuf !)

Des start-ups, j'en connais aussi. Et l'investissement par levée de fonds, je connais indirectement, soit en observant du côté des entreprises, soit en discutant avec l'un de mes amis (qui effectivement investit encore plus depuis la loi TEPA). Généralement, c'est un gouffre : des millions d'Euros en entrée, pas grand chose en sortie. Pourtant, il faut bien évoluer, l'innovation est une absolue nécessité. J'avoue ne pas bien voir comment résoudre la situation. Un pacte PME acté par une loi ("investissement" des grandes société obligatoire dans les petites) peut effectivement sembler pertinent (après tout, on se bat pour des bouts de ficèles quand les grands groupes dégagent des bénéfices extraordinaires, sur des marchés souvent étrangers ou publics...). À entendre Daniel Glazman, par exemple (disruptive innovation : in English, again), les formalités, le poids de l'administration, entravent grandement la productivité (et donc l'innovation) seule (d'un autre côté, c'est notre identité nationale !). J'avoue être assez pessimiste d'une manière générale sur l'entrepreneuriat à l'heure actuelle ; d'ailleurs je pense que toutes les sociétés rachetées ne faisaient pas un sou de bénéfice (ah, les levées de fonds à 2 ou 4 millions d'Euro, malgré la collection de projets estampillés "Européens" ou les CIR à en pleuvoir...). Vraiment, je ne vois pas. Mais de la technologie qui s'en va à l'étranger (même en restant sur le sol national), ce n'est jamais très bon signe.

(c'est quelque part une sécurité à Linagora : je sais qu'on ne se vendra jamais, question d'hommes)

dimanche, décembre 27 2009

revue de presse

Il faut bien avouer qu'avec la masse de boulot de ces derniers temps, la revue de presse est quelque peu passée à l'as. Pourtant, bien des choses intéressantes peuvent être trouvées en tant que parfaite transition avec le billet précédent. Et déjà, comme je me demandais ce que devenais l'architecture SuperH, chez Renesas (qui possède la licence), la branche SH-mobile (sous SH4-A) tourne à présent sous Linux par défaut -- leur site peu prolixe en terme de software, il n'est pas précisé si le "RTOS" remplacé est cette horreur de la nature de OS20/0S21, reliques d'un autre temps. 35% moins cher.

Ensuite, parlons Android, alors qu'une "alliance" Google-Intel prend implicitement forme avec la décision par WindRiver de lancer une offre comerciale Android. A considérer les concepts de programmation mêlant java, html et javascript, je reste quelque peu dubitatif. Et l'API mouvante autant que la dépendance au SDK ne me rassure guère. Pis encore, la licence permissive Apache recèle de désagréables surprises, et c'est à se demander au final quel est donc ce bordel made by Google que l'on hérite là. Quant à Chromium, machin plutôt mal défini déjà sujet à bouts de scotch, la cible visée serait finalement assez réduite -- bien plus en tout cas que ce que prés(s)entait ARM sur son salon. J'ai peur de faire une présentation trop pessimiste, et invite donc à la lecture des différents (et fournis) articles ; pour ma part, j'en garde une impression de prudence à montrer vis-à-vis de ce nouvel engouement. Peut-être deviens-je moi aussi un vieux barbu ayatollah sur les bords, allez savoir.

En tout cas, côté interface web, la fonera 2.0n basée sur du OpenWRT est très sexy. Et le Nokia N900, sur Maemo5, est absolument formidable, avec cependant deux bémols : la weberie est basée sur un navigateur mystère (Firefox allégé ?) et un Firefox-bloatware, et le framework n'a pas encore migré sur Qt, donc toujours du GTK. N'empêche, bavez donc comme moi sur les vidéos, c'est impressionnant, et l'ouverture de la plate-forme est bien plus assurée que lors des premières releases en 2006 (quelle galère pour trouver le code !), avec des applications par lots qui ne nécessite pas d'avoir un avocat (Adroid) ou une carte blueue (iPhone) sous la main. Bref, si Google n'avait pas un gros rouleau-compresseur commercial, je parierais plutôt sur Maemo6 avec Cortex-A9 (pour l'instant, le N900 est sur du A8, il rame manifestement moins qu'un iPhone, mais ce n'est pas encore parfait à voir les vidéos de tests indépendants) avec une sortie d'ici 9 mois. Mais avec le peu de vague soulevée par un concurrent pourtant très sérieux au machin d'Apple (à l'intégration toujours très réussie, mais aussi pénible à délocker qu'un Android à rooter : ce n'est pas ouvert pour un sou !), je crois que je vais redevenir pessimiste...  :/   (d'un autre côté, Nokia reste leader et compte remplacer définitivement sa branche haut de gamme avec le N97 par du Linux/Maemo, sachant que son public habituel n'est pas forcément habitué à verser 650€ pour un téléphone ; il faut aussi considérer que la concurrence ayant été longtemps dépendante de Symbian -- quand bien même Motorola et RIM proposait des alternatives sérieuses --, un détachement de Nokia pour autre chose, même moins libre, mais "apparemment indépendant" pourrait se comprendre)

Pour finir, et parce que c'est Noël, un excellent article de démystification des SSDs, qui dépasse un peu le cadre "NAND avec contrôlleur" pour parler Flash d'une manière plus générale.